Cross de l'indépendance

 

Nous sommes le vendredi 19 novembre 2004, à 11h20, j'enfile ma tenue de sport, toute contente et fière de participer à une épreuve pareille. Fière, oui, mais anxieuse aussi à l'idée de courir avec les athlètes de l'école, moi qui ne me suis jamais entraînée.

 Les surveillants nous accompagnent jusqu'au stade où va se dérouler la cérémonie. Cette dernière débute par l'hymne national que nous chantons en  chour, tous tournés vers le drapeau. Ensuite, des élèves, des professeurs ainsi que le Père Recteur  adressent un mot à cette occasion. L'instant d'après, on annonce le début des compétitions. Ça y est, c'est le moment, le trac me gagne. L'estomac noué, je descends les marches du stade pour regagner la piste. Entourée d'athlètes professionnels, je me demande ce que je fais là.Les applaudissements, les cris et les encouragements venant des gradins me rassurent un peu.«Paf !» la course a commencé ; je me lance. Premier tour de piste, les encouragements reprennent de plus belle ; on entend crier des noms, des « yalla », des « wouhou ! » de partout. Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est l'atmosphère qui régnait entre nous. On se souriait, on s'encourageait mutuellement.Même les professeurs de sport, éparpillés sur tout le parcours, nous encourageaient dans notre participation symbolique. En réalité, ce qui compte, c'était effectivement un cross pour notre Indépendance.

 En ce qui me concerne, je retiens beaucoup de cette expérience, et je le referai sans hésiter l'année prochaine, en espérant qu'on sera plus nombreux à y participer.

Marielle Khayat
1ère 1

 



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