Réunion des parents - Classe
de 7e
Intervention de l'adjointe au Préfet
Volet pédagogique : Nos enfants étaient les grands du Petit Collège, ils deviennent les petits du Grand Collège ! Il leur faut un temps pour apprivoiser tous ces changements.
Nous avons essayé de favoriser leur adaptation au Grand Collège de plusieurs façons :
- Par le biais d'une matinée d'accueil : arrêt des cours, jeu de connaissance, visite des lieux et présentation des premières exigences communes.
- Grâce à un nouveau train de vie scolaire dans la division :
· ils sont en dehors de la classe le matin
· rassemblement de prière 2 fois par semaine
· une fois le lever du drapeau
· livres à la maison, casiers facultatifs
· possibilité de déposer les livres et cahiers dans le casier du bureau pour éviter les scolioses et autres problèmes musculaires.
· uniforme, jeans classique, jeans interdit
· rencontre avec les profs : pas de jour fixe de réception, utiliser la page de correspondance
· pour la cantine : les élèves ne sont pas encadrés ni servis par des responsables ou des enseignants.
Conseils pratiques concernant l'autonomie et les lois
I. Pour l'autonomie, on pourrait en distinguer au moins deux types :
- Concernant la pratique scolaire : prise en charge de l'organisation du travail à la maison. Chaque enfant a son rythme, son degré de maturation. Chaque enfant a son histoire personnelle d'autonomie. Il serait bon de bien observer le degré d'aisance face au travail individuel : il ne s'agit pas de le laisser subitement seul devant ses études s'il est habitué à la présence d'un adulte ni de rester « collés » à lui durant le temps d'étude le soir. Le mieux serait de trouver un juste milieu qui permettrait aux parents d'être rassurés sur l'acquisition et l'assimilation des connaissances mais qui favoriserait chez l'enfant une responsabilité et une organisation toujours plus croissantes.
- Concernant l'attitude sociale : épanouissement de l'enfant et équilibre entre sociabilité et attachement ; entre indépendance et agressivité.
La confiance et la clarté des règles sont le premier chemin qui mène vers une acquisition toujours progressive de l'autonomie.
Pratiquement, on pourrait :
1- Lui faire confiance, il le sentira ; évaluer son image physique, psychique et sociale : demander de ses camarades, le faire parler même sur votre relation parents-enfants ;
2- Y aller progressivement, une chose à la fois : l'amener à faire des progrès dans un domaine à la fois, en choisissant au début le domaine où il a le plus de chance de réussir et passer ensuite à ce qui lui est plus difficile (en lui suggérant des moyens pratiques pour y arriver) ;
3- Lui assurer que nous l'acceptons avec ses qualités (différentes des nôtres) et ses limites (différentes des nôtres), lui parler de nos propres limites : nous sommes des êtres réels.
II. En ce qui concerne les lois, le chemin le plus court serait de préciser qu'elles sont établies pour respecter la vie et en améliorer la qualité. Un interdit devrait avoir une finalité et un but structurant, il devrait permettre quelque chose de meilleur. Autrement, comment deviendrait-il un "inter - dit" ?
Le mot clé serait : l'intériorisation des permis et des interdits, la reconnaissance des limites.
Pratiquement on pourrait donner plus de chance à :
1- Des interdits clairs, précis et stables sauf par effet de maturation avec l'âge ex. : l'heure du coucher, les sorties sans les parents.
2- La justice en qualité de reine, ne pas attendre avant de féliciter pour un acte bien accompli, ne pas sanctionner à retardement : il en résulte une confiance absolue dans les jugements des adultes et par conséquent :
3- L'enfant fera siennes nos lois : en notre absence il sera capable de prendre les décisions qui serviront à respecter les droits et les obligations nécessaires pour lui-même et pour autrui.
Donc l'enfant, nous faisant confiance, étant sûr que nous voulons son bien et sachant qu'il est accepté inconditionnellement fera siennes nos lois : il les aura intériorisées. L'interdit logique et vital serait alors "un inter-dit" constructif et structurant.
Les dix commandements
Une série de NON
· Le sarcasme, l'humour acide du genre "on sait bien combien tu es habile"
· La surprotection
· Le chantage affectif
· Les exigences trop fortes et très nombreuses
· Les comparaisons
· Le désintérêt ou la permissivité extrêmes
· Les changements très rapides et à plusieurs niveaux en même temps
· La reprise d'un cadeau donné pour punition, l'annulation d'une promesse pour punition (ce qui est dû est dû)
· Le laisser sentir qu'il est coupable des difficultés possibles en famille (même pas si c'est à cause de ses notes lamentables)
· La violence sous toutes ses formes (surtout verbale/auditive) : à ne pas confondre violence et fermeté
Une série de OUI
· Les félicitations, les encouragements
· L'incitation aux initiatives, aux expériences nouvelles sous-surveillance en soulignant ses réussites
· L'incitation à la création
· Etre tolérant et mettre l'accent sur ses points positifs
· Une progression par objectif précis dans un projet à court terme
· Les limites claires (permis/interdits), les ordres conformes entre papa et maman
· Les lois peu nombreuses mais logiques
· Lui dire "textuellement" qu'il n'est pas la source d'un problème familial, que si vous êtes fatigués ce n'est pas de sa "faute"
· L'expression libre des sentiments négatifs (l'acte d'agression contre mon frère est interdit mais non pas le fait que je sois jaloux de mon frère)
· L'humour et le rire qui sont excellents pour dédramatiser les petits
échecs
Etre de son côté
En favorisant la parole
Marie Farès
Adjointe au préfet pour la classe de 7e