Cérémonie de clôture des ateliers culturels
2010-2011
Mardi 7 juin 2011
Mirage ou actualité ? En ce mardi 7 juin 2011, une atmosphère très festivalière règne sur le CENTRE SPORTIF, CULTUREL ET SOCIAL.
Le Festival de Cannes se serait-il transporté pour un soir à Jamhour avec son cortège de vedettes et de people ?
Il suffit de parcourir du regard la galerie et la salle de réception pour s’y croire. Au premier rang, mitraillée par les photographes mondains, une belle brochette de personnalités reçoit les hommages des organisateurs. On reconnaît parmi elles quelques célébrités : un émir, le recteur d’un Collège réputé, un ministre, de la culture de surcroît, un Nonce (on n’en croise guère sur la Croisette), un ambassadeur de France. Pour honorer l’événement, d’autres représentants de la haute-société se sont joints à la cérémonie : hommes d’affaires, diplomates ; ils sont tous réunis par respect de la culture et par amitié pour Jamhour.
Mais la vedette de la soirée ce sont ces vedettes qui vont se voir discerner le prix mérité pour avoir tenu leur rôle culturel. Ces dames, rosissant de trac, et ces messieurs décontractés vont maintenant être les Acteurs honorés, nominés et applaudis sous le regard de leurs proches et amis. C’est l’heure, éphémère, de la gloire !
Mme Joumana Hobeika, grande ordonnatrice de ce Festival ouvre la séance. Aussitôt l’illusion cannoise se dissipe et l’actualité jamhourienne reprend ses droits. Plus de mirage : nous sommes bien au CENTRE SPORTIF, CULTUREL ET SOCIAL pour la cérémonie de clôture des ateliers culturels 2010-2011.
À travers ses propos, c’est toute l’assemblée qui salue les personnalités qui honorent de leur patronage cette cérémonie, en particulier S.E.M. Salim Wardy, ministre de la culture, et S.E. Mgr Gabriele Caccia, nonce apostolique au Liban.
Mme Joumana Hobeika poursuit en rappelant la Mission du Centre : « La mission du Centre Culturel a été, depuis sa création en 2002, d’acheminer la culture à un plus grand nombre de personnes ; chaque nouvelle saison n’étant qu’une étape réussie sur ce chemin ».
Mais comment cette mission aurait-elle pu être accomplie sans la participation des partenaires : l’équipe du Centre, les collaborateurs et les sponsors : la Banque BEMO, Magazine, Femme Magazine, l’Orient-le Jour, Noun, IXSIR, G. Tamer Holding… Ils ont tous mérité les chaleureux remerciements du Centre Culturel pour avoir si bien contribué à la réussite de cette année.
Mais quelles furent les grandes heures de cette saison culturelle ? Une projection rétrospective en retrace toutes les étapes et toutes les activités. Nous pouvons ainsi constater que le programme présenté dans le livret 2010-2011 a été rempli. Mais dans la projection, nous retrouvons la vitalité, l’amitié, le sérieux et la passion fervente et joyeuse qui se manifestaient dans tous les Ateliers et dans les Flâneries. Quelques autres témoignages de création artistique sont exposés : concours de photos, objets peints, petits meubles, icônes…
Derrière les images qui défilent, on devine l’ambiance amicale, les liens tissés entre les animateurs et les participants. Président du Comité organisateur du Centre, l’Émir Samir Abillama ouvre une perspective, en situant ces activités « au-delà des bouleversements planétaires », dont nous sommes témoins : « Malgré cet environnement, notre Centre a su maintenir la ligne qu’il a tracée et poursuivre sa mission éducative. Nous sommes optimistes pour le futur et notre vision a toujours été de maintenir Jamhour et son Centre à la place qu’il a justement acquise. »
Il était bon de s’entendre rappeler qu’au milieu des bouleversements qui agitent la planète, et notre environnement, que Jamhour n’est pas une île, fût-elle paradisiaque !
Alors que dans l’assistance, des centaines de mains impatientes feuillettent la nouvelle édition de « Culture Passion », le P. Bruno Sion en présente l’originalité.
« Un album » : c’est vrai que c’est une très belle publication avec ses photos, ses chroniques. Mais « un album-photo est aussi une machine à fabriquer de la nostalgie : ce qui a été ne sera plus… »
« Un herbier » : qui « est aussi une machine à stimuler l’imagination…c’est l’odeur de la fleur qui renaît, souvent plus belle. »
« Une promesse » : celle « de nous retrouver l’an prochain… pour la plus grande joie de l’esprit et des sens. »
S.E.M. Salim Wardy, ministre de la Culture se sentait dans son élément : il exerçait ce soir-là, en habitué, sa fonction et il le fit avec plaisir et esprit. Mais surtout, par sa présence et son allocution, il conférait au Centre et au Collège le sceau du Liban, terre de la culture. Par ses propos officiels certes mais aussi très amicaux, il représentait le Liban-État qui reconnaissait en Jamhour un partenaire de la culture.
Si le Nonce apostolique au Liban est bien connu et apprécié pour sa bienveillante disponibilité, il apporta ce soir-là une note métaphysique qui éleva les esprits, tous très attentifs.
Mgr Gabriele Caccia, dont le P. Sion venait de tracer le parcours de diplomate du Saint-Siège, se servit du titre d’une œuvre du théologien Hans Von Balthasar pour nous entraîner dans une réflexion de haut niveau. « Le « Tout » dans les fragments ». Dans notre système de pensée actuel, sommes-nous condamnés à la fragmentation, à ne plus avoir un regard d’ensemble ? « Dans chaque « fragment » on porte l’ensemble, le Tout de nous-mêmes, ce qui permet de retrouver le Tout ».
Dans cette première partie de la cérémonie, les cinq interventions constituaient chacune un « fragment », que l’esprit saisissait en un « Tout » : cette volonté de culture qui régit le Centre.
Les fidèles participants aux Ateliers attendaient maintenant leur heure de gloire. Ce fut, à l’appel des noms, la montée des candidats qui suivant leur Atelier, se virent remettre, sous les flashes, le prestigieux certificat de participation. Une nouvelle promotion de la culture posa pour la postérité.
Nul doute que dans leur vie sociale, professionnelle et familiale, les participants témoigneront d’une culture et de compétences qui seront l’effet de leur participation aux Ateliers et aux Flâneries du CENTRE SPORTIF, CULTUREL ET SOCIAL.
Le palmarès comportait aussi les Prix de la création artistique. Les Ateliers de créativité, de photo ont développé des dons.
Plusieurs œuvres étaient exposées : sélection de photos, objets artistiques peints, icônes… Surtout de petits chefs d’œuvre admirés par tous et fièrement emportés pour orner un salon.
Mme Micheline Mahmoud fut la gagnante du concours d’Art de la photographie. Elle s’est vue remettre un lot de chez G.Tamer Holding.
Ci-dessous, les noms des gagnant(e)s du Prix de la création artistique :
- Hildegard HOMSI
- Najwa TUEINI
- Dolly KHABOUT
- Joyce KHOURY HELOU
Le Centre a offert à ces quatre gagnantes une participation gratuite au cours Spécial Noël de 2011-2012.
- Nayla DOUGHANE
- Marise ANDRAOS
- Christiane KHOROS
- Patricia MOUMDJIAN
Il convient de signaler que c’est « G. Tamer Holding » qui a accompagné les ateliers d’Arts et Création et qui a fourni les lots des gagnantes.
Ce généreux sponsor n’a pas oublié les jeunes élèves du Collège car il a offert 12 bicyclettes pour les activités de l’été.
Le CENTRE SPORTIF, CULTUREL ET SOCIAL connaît et applique une super recette pour les cocktails. Pour celui qui clôturait la soirée, le cocktail-CSCS comportait 4 ingrédients : un cadre verdoyant : sa pelouse, de l’opéra lyrique dont les airs connus et appréciés étaient chantés par Maria Mattar, de la danse moderne avec le duo Shooting stars, et enfin un buffet raffiné et tentateur (attention à la ligne avant l’été !), et le célèbre IXSIR, nectar des soirées culturelles.
Jamhour-la-Croisette ! Une petite précision mérite d’être glissée à la fin de cette chronique. Les recettes des Ateliers culturels versées au profit de la Caisse de Solidarité des bourses scolaires ont atteint, jusqu’en 2011, la somme de 284 370 USD.
Les recettes engendrées par les dîners de gala au profit des projets spéciaux du CAS ont atteint, jusqu’en 2011, la somme de 120 145 USD.
Tout le CENTRE SPORTIF, CULTUREL ET SOCIAL, par sa mission et par ses activités peut se voir attribuer, moralement, deux Oscars : celui de la culture active et celui de la générosité efficace.
Père Bruno PIN
NDJ
