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Culture
On ne voyait que le bonheur…
ne réadaptation ingénieuse de l’œuvre de Grégoire
UDelacourt sous forme d’une pièce de théâtre
magnifiquement jouée par deux comédiens remarquables :
Grégori Baquet et Murielle Huet des Aunay. Une rétrospective
de la vie tourmentée de personnages tout aussi marquants
qu’attachants. Impossible d’en sortir indifférent…
On ne voyait que le bonheur à travers un voile grisâtre.
Le voile sinistre de la vie. Oui, on ne voyait le bonheur qu’à
travers les larmes, les coups de feu, les cœurs brisés. Une
lueur au bout du chemin effleurant notre âme. Un peu de
chaleur… Pour renaître dans ce trou noir tumultueux. Le
ravage qu’un malheur peut créer. Des actions qui nous font
perdre la raison. Déboussolés, déchirés par l’histoire de
notre passé ; répercussions désastreuses qui auront lieu dans
l’avenir. Malgré cette tornade, la pureté de notre âme laisse
entrevoir un éclat de lumière à travers les sombres jours de
notre existence incertaine, si complexe… Un bouquet, une
composition paradoxalement harmonieuse, l’apaisement d’un
fléau à présent endormi… Nous avons la chance de retrouver
ce bouquet dans cette pièce de théâtre à laquelle les élèves de
1 ont assisté au mois de novembre…
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Elissar Nadra Yazji 1 ES2
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Freezer
«El balad jémid, metel el Freezer ».
etty Taoutel signe avec Freezer une pièce de théâtre d’un comique
Bsubtil auquel elle nous a habitués, mais surtout touchante et
implicitement patriotique. Jeudi 8 février, la division de Terminale
a assisté à une représentation de cette pièce dont l’histoire est celle
d’une mère de famille qui cuisine sans arrêt des petits plats qu’elle met
dans un grand congélateur en attendant de les envoyer à ses deux
enfants émigrés pour les études et le travail. On apprend à l’ouverture
de la pièce que le père a prévu de rendre une visite surprise à sa fille
et son « fiancé » à Paris en emportant avec lui des valises entières de
plats faits maison congelés. Et comme il se doit pour bien nouer la
pièce, rien ne va se passer comme prévu. Freezer a particulièrement
touché ceux parmi nous qui iront étudier à l’étranger dès l’an prochain,
entraînant une division de la famille semblable à celle mise en scène
dans la pièce. Nous allons nous séparer des gens que nous aimons et
qui nous aiment le plus. Et même si, sur une note relativement positive,
on s’affranchira aussi de certaines mentalités conservatrices objets de
satires dans Freezer, on a pu ressentir comment nos familles qui restent
ici, loin de nous vivront cette séparation.
Elio Esta SV4
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Nous du Collège - N 288 - Mars 2018
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