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Culture
Analyse de l’œuvre
Thème: Lucky to be young!
arlant des raisons pour
Plesquelles nous sommes
chanceux d’être jeunes, j’ai d’abord
pensé à la joie, joie qui découle de
l’insouciance et de la légèreté, joie
d’être entourés, joie de grandir.
Le sourire, accompagné de l’éclat
et de la blancheur des dents,
est donc central dans l’œuvre et
constitue le point de fuite. Cet
élément sensoriel ainsi que bien
d’autres allusions aux parties
du corps humain (pieds, bras et
mains) sont signes de la jeunesse
du corps. Étant jeune, le corps, à
défaut d’être un obstacle, offre
l’étendue de ses possibilités. C’est
un allié indéfectible, il garantit de l’aquarelle se met au service de cette rêverie et de cet
la faisabilité de tous nos mouvements, comme dans espoir, l’espoir que les jeunes pourront réparer les erreurs
le domaine du sport, symbolisé par la bicyclette. La de leurs ancêtres et reconstruire la beauté en partant de
roue exprime bien cette énergie et l’action continue leur héritage et de leurs traditions. Les nuages, mêlés au
chez les jeunes. La composition est très dynamique doré des cheveux, expriment l’élévation. À gauche, l’œil
et paraît, à première vue, assez fragmentée. Puis nous se confond avec une fenêtre. La jeunesse est aussi dans
remarquons l’ondulation des lignes et les formes l’esprit ; il y a donc une ouverture et une quête. La fenêtre
arquées qui sugggèrent une suite dans les idées : en est une allégorie puisqu’elle est une ouverture sur le
chaque motif découle d’un autre, comme chaque choix monde, sur les autres et sur soi. Les cheveux flamboyants
entrepris par les jeunes dépend du précédent. Or cette forment aussi les cordes du violon. La musique est pour
roue, cette vélocité, le vent évoqué, bref, la vie, est régie moi un vrai signe de la jeunesse et du bonheur à l’état
par le temps, d’où la représentation d’une montre et des
chiffres. Or le temps est en dessous du visage puisqu’il
importe peu chez les jeunes, leurs jours n’étant pas
comptés. Les fils qui débouchent en bâtiments cubiques
et indistincts sont alors plus rigides, signe du matérialisme,
de l’angoisse et de la massification des sociétés
humaines. La tonalité grisâtre qui penche vers un rouge
anglais suggère la vision macabre et apocalyptique de la
ville. C’est le Mal. Or, des traits purs du visage féminin naît
une main dont les détails traduisent la virilité aussi bien
que la force. Celle-ci extrait l’autre main plongée dans
l’obscurantisme et la guide vers la fraîcheur jeunotte :
c’est l’engagement des jeunes et leur volonté Sabine Chaya recevant son prix de Mme Corinne Harmouche
de passer à l’action. En effet, la nature et le petit et de M. Jean-Claude Nahas
havre urbain sont diamétralement opposés à primitif. L’axe du violon est d’ailleurs sur la ligne de force
ces hurlements de la ville et son hostilité. pointant vers le bonheur. Les escaliers au premier plan
L’œil fermé et en éclat est prolongé font référence à l’ambition retrouvée chez les jeunes.
par une hirondelle qui migre L’eau, elle, est symbole de vie. Finalement, ma spontanéité
vers ses origines, un petit village dans l’enchaînement montre bien la liberté : liberté dans
libanais pittoresque. De là un petit l’expression, le mouvement et la perspective. C’est donc
arbre nourrit un cèdre majestueux pour cette liberté et cet espoir que j’ai valorisés que je me
et immortel. L’arbre étant la vie et considère chanceuse d’être jeune.
l’ascension spirituelle, la transparence Sabine Chaya SV3
56 Nous du Collège - N 288 - Mars 2018
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