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Carnet de famille
« Le patriarche Sfeir s’adressait toujours à l’ensemble « Avec ton départ, nous tournons une page
des Libanais, plaçant l’unité nationale au-dessus de exceptionnelle de notre histoire faite de résilience dans
toute considération. […] il a tenu à respecter les grands les positions, d’ouverture et de foi dans la liberté
principes nationaux (…) distinguant le national du et le dialogue. » (Ibrahim Kanaan, député)
communautaire. […] son humilité, sa probité et son
éloignement radical de tout intérêt matériel devraient
servir de modèle pour tous. » (Carlos Eddé, Amid du Bloc
Sources :
national)
www.Bkerki.org
www.france24.com
http://nna-leb.gov.lb (Agence Nationale de l’Information)
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L’Orient-Le Jour, N 15502, 13 mai 2019
Le Patriarche à Jamhour 1
Le patriarche « au visage illuminé » et
rayonnant, qui avait patronné le spectacle
« Espérance 2000 » du Collège en mai 2000,
a par ailleurs présidé la messe solennelle du
Jubilé d’Or de Jamhour, le 23 février 2003,
une journée marquante dans l’histoire du
Collège. Professeurs, parents et élèves
lui avaient réservé un accueil des plus
chaleureux lors de cet événement qui avait
rassemblé la grande famille de Jamhour et
de nombreuses personnalités religieuses,
politiques, diplomatiques ainsi que le
président de la République en exercice, le
al
G Émile Lahoud, et son épouse.
Dans son homélie, le Cardinal Sfeir Me Michel Eddé, président de l’Amicale des Anciens, Feu Mgr Roland
avait souligné l’attachement des pères Abou Jaoudé, évêque maronite et le P. Sélim Daccache, recteur du
jésuites au Liban durant les années de Collège (1991-2008) réunis autour du patriarche pour la bénédiction du
guerre lorsque, en plein bombardements, clocher de l’église, offert par les anciens, le 23 novembre 2003.
ils avaient poursuivi leur mission : « Il a fallu poursuivre, en dehors de l’enceinte du
Collège, la mission éducative et quitter la Colline trois fois ! Il a fallu, comme tant
de Libanais, reconstruire alors même que les bombardements se poursuivaient. Cette
ténacité et cette obstination des jésuites, suscitant l’admiration de tous, montrent bien
leur attachement au Liban, leur foi en ce petit pays riche d’une civilisation vieille de
6.000 ans. […] Une mission de foi, faite d’une méthodologie inimitable ».
Il avait ensuite poursuivi en mettant en exergue l’esprit de solidarité propre au Collège,
notamment au niveau du système de bourses scolaires permettant l’accès de tous à
l’éducation, avant de s’attarder sur l’importance de l’éducation jésuite aux niveaux
religieux, humain et social. Il avait aussi cité deux anciens supérieurs généraux de la
Compagnie de Jésus les T.R.P. Pedro Aruppe, s.j. et Peter Hans-Kolvenbach, s.j. qui
avaient insisté sur une éducation basée sur la justice.
Avant de conclure, il avait alors adressé un dernier message aux élèves du Collège
en les exhortant à renouveler leur attachement à leur patrie et à servir le Liban en
citoyens croyants : « Le Liban vous attend. Le Liban compte sur vous, il met en vous
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1 Voir Nous du Collège, N 258, avril 2003.
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Nous du Collège - N 291 - Juillet 2019

