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Carnet de famille
son espérance. Ne le décevez pas, soyez des citoyens croyants ! Sacrifiez-vous pour
votre patrie, pour qu’elle demeure toujours fière et indépendante. La patrie n’est pas
uniquement un territoire, des pierres, des plaines et des montagnes, des vallées et
des collines, c’est d’abord une histoire, une civilisation et une culture. La patrie, c’est
des hommes et des femmes qui n’ont pas peur de s’acquitter de leur devoir et qui
sont guidés par leur conscience, une conscience éclairée par Dieu. La patrie, c’est ces
hommes et ces femmes croyants qui œuvrent pour la vérité et le bien. Le Liban est
unique entre toutes les patries. Rappelez-vous ce que dit la Vierge Marie dans son
cantique d’action de grâces et partagez sa foi en Dieu qui renverse les puissants de
leurs trônes et élève les humbles. »
À l’issue de la messe, le patriarche Sfeir avait reçu une plaque commémorative ainsi
que les ouvrages du Jubilé, Si Jamhour m’était conté et Cantique du Jardin sacré, avant
de prendre part à un déjeuner qui avait réuni quelque 200 invités et de visiter les locaux
du Collège pour clôturer cette journée jubilaire.
Les élèves à Bkerké 2
En 2010, c’était au tour des élèves
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de 3 du Collège Saint-Grégoire
de rencontrer le Patriarche Sfeir.
Ils s’étaient rendus à Bkerké le
27 février en compagnie de leur
directrice déléguée Mme Christiane
Tuéni, de leur père spirituel P. Joe
Tanios et d’éducateurs dans le cadre
d’une visite à portée religieuse et
nationale. Le Cardinal Sfeir les avait
accueillis avec humilité et simplicité.
Attentif aux questions des élèves, il
avait pris le temps de leur répondre
avec précision.
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Les élèves de 3 CSG en compagnie de leurs éducateurs en visite à Bkerké,
Son éminence avait exposé aux le 27 février 2010
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élèves de 3 le rôle du patriarcat et sa volonté de réunir les chrétiens à travers la prière
et l’ouverture d’esprit, mais aussi par la perpétuité du dialogue et de la discussion. Le
patriarche avait par ailleurs appelé encore une fois les jeunes à s’accrocher à leur terre
natale et à se mettre au service de la patrie.
À la question du fanatisme religieux, Sfeir avait rappelé que l’amour du prochain et
l’ouverture aux autres, propres au christianisme, sont deux clés nécessaires pour faire
face à l’obscurantisme et au fanatisme. Il avait également invité les élèves à accepter
l’Autre dans ses croyances et ses divergences, tout en soulignant l’importance de la
communication, de l’écoute et du dialogue avec autrui pour pouvoir vivre dans un pays
uni.
Si le patriarche Sfeir a bien marqué les élèves par sa sagesse, sa simplicité et sa
générosité, il restera pour le Liban l’exemple de droiture et d’humilité, l’emblème du
dialogue interreligieux et du vivre-ensemble.
N.Y. - BCP
2 Voir Nous du Collège, N 273, juillet 2010.
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184 Nous du Collège - N 291 - Juillet 2019
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