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DOSSIER 47
Nous du Collège - N 292 - Février 2020
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Le soulèvement populaire
vu par les jeunes
17 octobre 2019, une date qui fait la une des journaux depuis son avènement. Des centaines
de manifestants envahissent le Centre-ville exprimant leur ras-le-bol, en réaction à l’annonce d’une
taxe imposée sur le service de téléphonie mobile WhatsApp, la goutte qui a fait déborder le
vase au lendemain d’incendies ravageurs qui se sont propagés sur une bonne partie des forêts
libanaises.
Ce rassemblement donne suite à une série de manifestations contre la classe dirigeante, contestant
différentes crises, économique, écologique et autres, qui menacent le pays depuis plusieurs années.
Le mouvement s’amplifie et s’étend, dès le lendemain, aux quatre coins du Liban, revendiquant
essentiellement la chute du gouvernement, mais aussi et surtout, le droit de vivre dignement dans
son pays. De Tripoli à Tyr, plusieurs points de rassemblement sont organisés, en passant par
Jounieh, Zouk, Jal el Dib, le Centre-Ville, Choueifat, Saïda, Tyr… Les principaux axes routiers sont
bloqués par les manifestants durant plusieurs jours, les établissements scolaires fermés pendant
trois semaines, le secteur bancaire immobilisé en raison de la crise, qui commençait à se faire
ressentir depuis quelque temps, etc.
« Révolution », « révolte », « soulèvement
populaire »… plusieurs termes pour désigner les
protestations qui s’installent dans le quotidien des
Libanais depuis le 17 octobre.
Nos élèves ne sont pas restés insensibles au
sujet… cela s’est d’autant plus fait ressentir dans
leur volonté de s’exprimer à travers ce Dossier…
Ils ont voix au chapitre, ces pages leur sont
dédiées. Toutefois, il n’est pas question ici de
se perdre dans des interprétations politiques ;
les articles abordent, pour la plupart, l’aspect
sociétal, notamment du côté des jeunes.
Ainsi, Yorgo Scheib (1 5) retrace-t-il quelques
re
événements marquants des différentes
manifestations menées par les jeunes, notamment
au Collège, en passant par les expressions
artistiques autour de la révolte, pour s’arrêter
ensuite sur les manifestations de la diaspora.
Pour Chris Attié (3 3), un retour dans l’histoire
e
s’impose afin de mieux comprendre les origines
du soulèvement de 2019. Il propose de remonter
à la guerre de 75 en revenant sur les grandes
Illustration : Farah Kfoury TH

