Action sociale en 5e : juste pour un sourire (2009)

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Aujourd’hui, un vote a eu lieu en classe. Un vote non pas pour élire un délégué ordinaire aux fonctions habituelles et statutaires, mais pour choisir « un missionnaire » au vrai sens du terme, pour œuvrer à faire réussir un projet. Un projet qui nous tenait vraiment à cœur : l’action sociale.
Cette fameuse action sociale, nous l’avions tant attendue, car elle avait été supprimée l’année passée et la précédente en raison de la situation précaire du pays qui entravait la réalisation de n’importe quel projet.

Alors je vous laisse imaginer les élans d’enthousiasme et de joie débordante qui régnaient en classe lorsque sœur Dima Chbib et Mme Christiane Sleiman ont lancé le projet, par un discours enflammé et motivant.

Il était enfin temps de s’attaquer à la première étape : la collecte d’argent. Il fallait réunir un total de 500.000 L.L. au minimum.
Chaque matin, en entrant en classe, je trouvais mes camarades rassemblés autour du bureau du professeur, sur lequel se trouvait la boîte de partage. Ces derniers étaient tellement impatients qu’ils étaient allés eux-mêmes l’apporter pour commencer plus rapidement la collecte, en espérant avoir assez de temps pour convaincre le plus grand nombre de personnes d’y participer. Mais cette inquiétude était inutile car les élèves ont su se montrer d’une extrême générosité et on a amassé finalement assez d’argent pour réaliser l’action.

Une fois le premier défi relevé, sœur Dima convoque les délégués d’action afin de leur transmettre les informations nécessaires à la réalisation de leur projet. Après avoir longuement discuté avec notre classe, la 5e1, Tanit et moi (Stéphanie) avons assisté à la réunion des délégués d’action des classe de 5e pour communiquer les souhaits et les idées de notre classe et collaborer efficacement avec le reste de la division. Ces réunions (qui se déroulaient toujours dans la salle de tutorat) débutaient par une prière, afin de nous rappeler que cette action n’est pas qu’une simple activité pour se distraire, mais qu’elle est au contraire très spirituelle puisqu’elle a pour but de participer à l’action de Jésus-Christ notre sauveur. Dans ces réunions, chacun se battait pour trouver la meilleure solution, non pas pour être récompensé, mais pour offrir aux enfants une journée formidable qu’ils n’oublieront jamais. Une fois le plan établi et les rôles distribués, on pouvait considérer que les « corvées préparatoires » (qui étaient par elles-mêmes un pur bonheur)  étaient accomplies. Restait le défi ultime : la rencontre avec les enfants. Notre classe était chargée de s’occuper d’une classe de 10e. Le jour venu, nous étions tous très excités mais aussi très angoissés.

Et si les petits ne nous aimaient pas ? Et s’ils n’appréciaient pas les jeux qu’on leur avait préparés ? Toutes nos peurs se sont dissipées d’un seul coup en voyant cette bande de petites frimousses entrer en fil indienne dans la salle de danse pour jouer à notre jeu de connaissance, au cours duquel chaque enfant devait rencontrer son ange-gardien. Et les activités se sont succédé jusqu’au moment de l’adieu qui était déchirant, car chacun s’était attaché au petit bout de chou à qui il avait fait passer un bon moment. Avant de partir, les petits enfants nous ont gratifiés de la plus belle récompense qu’on aurait pu imaginer : sur chacun de leur visage illuminé était dessiné un fabuleux sourire …

Fin de l’histoire ? Pas du tout ! Ce n’est que le début… Cette expérience nous a mis sur le droit chemin de l’engagement chrétien, celui de la transmission du beau message d’amour et de paix à toute la terre, en témoignage de Jésus et en mémoire de saint Paul qui a été lui-même le premier missionnaire. Et à chaque fois que nous éprouvons l’envie de tout laisser tomber, rappelons- nous ce beau gage de fidélité «ange pour un jour ange pour toujours !»

Stéphanie Karam 5e1

 

Nous étions très fiers en sentant que les enfants étaient heureux, et, quand nous avons fait nos adieux, c’était comme si nous les connaissions depuis toujours. Merci Seigneur pour tout ce que nous avons et dont nous ne connaissons la valeur que lorsque nous voyons d’autres qui en manquent.
La 5e6 

C’était un vendredi et toute la classe était très enthousiaste à l’idée d’accueillir ces enfants.
Nous étions plongés dans les préparatifs lorsqu’ils sont arrivés.
Ils étaient assez timides, mais ils n’ont pas tardé à se détendre après le jeu de connaissance, lorsque chaque élève a tiré au sort le nom d’un enfant pour s’occuper de lui.
Elsa Gharios, Edmond Rizk 5e7 

En dépit de tous les imprévus : l’arrivée en retard des enfants, un surplus d’invités, le changement du programme, la journée fut inoubliable et pleine de choses positives.
Quel bonheur pour nous de voir s’illuminer les visages de nos invités par un sourire et de voir leur émerveillement en recevant tous les cadeaux et les friandises que nous leur avons préparés.
Célia Nehmé, Davina Malek 5e6

Moi, j’étais l’animatrice de l’atelier en 5e6. Je me suis déguisée en poupée et tous les enfants m’appelaient « poupée Kiki ». J’ai appris beaucoup de choses de cette action sociale : comment communiquer avec les enfants et comment me comporter avec eux.
Nadine Araygi 5e6

Même si certains croient que le vendredi 13 est un jour porte-malheur, une cinquantaine d' enfants de 5 à 8 ans vous diront le contraire.
Ce moment fut unique, au point que même après plusieurs semaines de cela, les élèves de 5e6 parlaient de ce magnifique moment.
Rita Tehini 5e6