L'Orient-Le Jour : La Fondation Michel Chiha remet les prix aux lauréats de son concours annuel

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Liban > Compétition
OLJ - 15/05/2017

La Fondation Michel Chiha a organisé hier la cérémonie de remise des prix de son concours annuel à l'hôtel Bristol, en présence notamment de l'ancien président de la Chambre Hussein Husseini, du responsable de la communication du palais présidentiel Rafic Chelala, des députés Nabil de Freige et Henri Hélou, de la fille de feu Michel Chiha, Madeleine Chiha Hélou, ainsi que de l'attaché culturel de l'ambassade de France, Luciano Rispoli.

Les lauréats entourant l’ancien président de la Chambre Hussein Husseini.

Trois catégories figuraient dans l'édition 2017 du concours : la langue arabe, la langue française et la langue anglaise. Parmi les 215 participants – tous établissements publics et privés confondus –, 9 lauréats dont deux ont remporté le premier prix d'un montant de 3 500 000 livres libanaises. En langue anglaise, les première et deuxième places ont été annulées et seul un troisième prix a été décerné. La fondation Michel Chiha a pour objectif de promouvoir les idées et les écrits de Michel Chiha, intellectuel, journaliste – fondateur en 1934 du journal Le Jour –, économiste, humaniste, visionnaire, cofondateur du Liban moderne.


Prenant la parole, Claude Serhal, membre de la fondation, a déclaré que « la jeunesse actuelle souffre de l'absence d'institutions publiques qui ne sont plus qu'un concept à leurs yeux. Elles n'ont plus aucune signification pour eux, ce qui signifie que l'État a trahi ses citoyens au fil des années ». Elle a toutefois ajouté qu'à l'aune de la mondialisation, le Liban reste toutefois pionnier dans la définition multiculturelle de la citoyenneté.
Pour sa part, le Pr Antoine Messarra a tenu à rappeler que « Michel Chiha est fondateur de la pensée libanaise. Plus important encore, il est précurseur de la pensée la plus actuelle en droit constitutionnel comparé, pensée qui a surtout émergé dans des travaux internationaux et comparatifs à partir des années 1970 sur la gestion démocratique du pluralisme religieux et culturel ». Et d'ajouter que « le Liban est une cause », aussi importante que celle de la Palestine, de Jérusalem, « en tant que terre de rencontre, et de la cause de l'unité plurielle dans le monde d'aujourd'hui ». Et M. Messarra d'expliquer que « toute cause se heurte à des dangers et menaces, mais ces dangers et menaces deviennent moins opérants quand les citoyens, tout en gardant leur ouverture, sont vaccinés, immunisés contre les virus internes et externes. Et toute cause, comme toute vérité, est plus forte que la menace ». À l'adresse des lauréats, il a confié qu'avant de se rendre à la cérémonie il était « triste ». « Attristé à cause d'aléas persistants au Liban, en raison aussi de comportements et de discours verbeux de ceux, bien plus âgés que vous et soi-disant adultes, qui ruminent (...) des palabres polémiques qui suscitent la déprime et le désengagement. Vous, vous découvrez que le Liban est le fruit de luttes, de sacrifices et de performances (...). Vous découvrez Michel Chiha. »
Les lauréats 2017 pour la catégorie langue française sont : Raymond Diab (1er prix), collège N-D de Jamhour, Roy Barrage (2e prix) de l'École évangélique française et Georges Abi Younès (3e prix) du collège Mont La Salle. En langue arabe, c'est Mayssa Beydoun qui a remporté le premier prix, elle est élève au lycée public de Bazourié. Le deuxième prix a été attribué à Nour Harmouche (N-D de Nazareth) et Nathalia Assaf (école Saint-Élie). Quant au troisième prix, il a été décerné à Nour Yassine du collège public de Ketermaya et Hadi Madi du lycée public de Bazourié. En langue anglaise, les deux premiers prix ont été annulés et seul le troisième prix a été remis à Hanadi Hawilo du Lycée Rafic Hariri.
 

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