Message de Noël 2020 aux éducateurs (22.12.2020)

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Pour ce Noël 2020, le recteur du Collège Notre-Dame de Jamhour, P. Charbel Batour, s’est adressé au corps éducatif selon son habitude, en conjuguant réalisme et espérance dans une lecture empirique de notre quotidien, mais en même temps emplie de foi et de promesses.

Pour marquer ce temps de Noël, le recteur a voulu d’abord exprimer sa reconnaissance envers les éducateurs pour les efforts déployés en vue d’un enseignement en ligne sérieux et efficace, qui porte aujourd’hui ses fruits. Il a également relevé le sens de l’engagement chez beaucoup de personnes qui sont parvenues à donner l’exemple au nom de l’institution. Je reçois, souligne-t-il, des témoignages de partout qui concernent la prévoyance dont nous avons fait preuve, l’organisation et l’aptitude au changement. Et tout cela, seul, je ne peux pas le faire. Nous avons montré ensemble que nous pouvons réaliser des choses exceptionnelles en ces temps exceptionnels. Au nom des jésuites, le P. Batour a remercié la communauté jamhourienne pour le capital confiance que constitue le Collège et qui est l’œuvre de tous.

Il a poursuivi en relevant trois défis qu’il nous reste encore à surmonter :

La nouvelle année s’annonce difficile, mais nous n’avons pas le droit de capituler face aux difficultés. Rappelons-nous comment, après l’explosion du 4 août, les amis du Collège ont été nombreux à se manifester et apporter leur aide là où les besoins étaient énormes.

Nous avons trois crises à traverser dans les prochains mois :

  • La première est d’ordre sanitaire : nous devons vivre avec le virus. Aujourd’hui il mute, dans quelques mois on nous promet le vaccin, mais nous savons qu’au Liban seule un sixième de la population pourra y avoir accès. Il faut se rendre à l’évidence que la situation peut durer un certain temps.
    On entre dans une ère particulière, a souligné P. Charbel Batour, l’impact du Covid est planétaire et pèse lourdement sur l’économie mondiale.
  • Le deuxième défi est économique et inquiète tous les Libanais. Le secteur bancaire est amené à connaître de grands changements qui affecteront de façon certaine notre quotidien. La levée des subventions de l’État diminuera sûrement notre pouvoir d’achat et générera peut-être de la violence. Face à cette situation, je vous appelle à la solidarité. Continuons d’enseigner, de travailler, de nous soutenir les uns les autres… Nous avons déjà connu des crises, et nous sommes parvenus à les surmonter, il faut aussi savoir que notre institution est soutenue et continuera de fonctionner comme avant.
  • La troisième crise est politique. Malgré les gouvernements qui se succèdent, l’affaire de l’audit juricomptable, elle, n’avance pas. Il nous faut comprendre où est passé notre argent. Si nous prenons comme exemple notre institution, nous avons en permanence deux audits.
    Comment un État peut-il fonctionner sans audit ? C’est impensable.

Après ce difficile constat, venons-en à des réalisations qui nous réchauffent le cœur. Le Collège Saint-Grégoire se relève de la dévastation du 4 août, plus accueillant et coloré que jamais. Nous avons achevé sa réhabilitation, effectuant les améliorations qui nous semblaient nécessaires. À Jamhour, notre dernier projet de panneaux photovoltaïques est terminé et nous permettra de réduire jusqu’à 75% de nos dépenses en énergie.

Pour terminer, le P. Batour a réitéré son engagement dans une forme de résistance morale qui nous permettra d’aller de l’avant et de surmonter les épreuves. Jamhour doit demeurer un phare symbolisant la stabilité et l’enracinement dans notre pays. C’est une responsabilité qui n’est pas négligeable.

NC-BCP