Pour la 3e édition de la rencontre « Ensemble autour de Marie, Notre Dame »
Un cadeau royal : le 25 mars consacré fête nationale islamo-chrétienne
Mercredi 25 mars 2009, 18h - Église du Collège
Cette année, l'événement a revêtu un caractère officiel : SE Dr Ibrahim Shamseddine représentait le Président de la République, SEM. Yassine Jaber le Président de la Chambre et SEM. Khaled Kabbani le Président du Conseil. Et pour cause : la journée a été décrétée par le Conseil des Ministres journée nationale islamo-chrétienne.
À peine trois ans après son lancement, le projet a pris une envergure nationale et va bientôt dépasser les frontières de notre pays. Le « Journal de la Paix », paraissant à Paris, l'a d'ailleurs évoqué en ces termes :
Au Liban, des chrétiens et des musulmans se retrouvent chaque année pour célébrer ensemble la fête de l'Annonciation. Cette rencontre interreligieuse avait cette année une saveur particulière : elle témoignait de la transformation de ce rendez-vous annuel en fête nationale islamo-chrétienne par décision unanime du Conseil des ministres libanais réuni le 13 mars 2009. La consécration de cette fête mariale représente l'aboutissement de trois années de travail d'un groupe toujours grandissant de chrétiens et de musulmans, ayant vu le jour à l'initiative de l'Amicale des Anciens Élèves de Jamhour, connu du grand public pour leur rencontre interreligieuse « Ensemble autour de Marie, Notre-Dame ». Cette rencontre est organisée chaque 25 mars au Collège Notre-Dame de Jamhour des Pères jésuites à l'est de Beyrouth.
Cette année, l'événement a rassemblé plus d'une cinquantaine d'associations, d'organismes et de mouvements chrétiens et musulmans. De nombreux participants avouent qu'ils en sortent bouleversés, et totalement conquis par l'idée et l'expérience d'une cérémonie islamo-chrétienne riche en émotion spirituelle. Loin de tout syncrétisme, les participants y prient chacun à sa manière, avec ses convictions et dans le respect et l'amour de l'autre. Une même langue de prière les unit : l'arabe, langue du Coran, mais aussi de l'Évangile pour la majorité des chrétiens du Liban. Et une même dévotion pour Marie les rassemble. D'ailleurs, le récit de l'Annonciation se retrouve dans le Coran, au verset 16-22 de la sourate 19 « Mariam » ainsi qu'aux versets 41-46 de la sourate 3 « Al-Imran ».
Nagy Khoury, principal organisateur de la cérémonie, a annoncé que la prochaine célébration se fera à la Place du Musée, jadis symbole de la division de Beyrouth entre quartier chrétien et quartier musulman. Un jardin offert par la Mairie de Beyrouth y sera aménagé portant l'emblème et traduisant l'esprit de cette dévotion commune : la rencontre islamo-chrétienne autour de Marie. On y trouve l'écho des paroles de Jean Paul II : « Le Liban est plus qu'un pays, c'est un message », un message de dialogue et de paix dans un Moyen-Orient déchiré.
Contacts aux plus hauts niveaux de l'État
Afin de donner à l'événement une portée nationale, des contacts ont été établis par la commission d'organisation et les responsables :
- Jeudi 26 février : réunion de M. Nagy Khoury avec SEM. Ziyad Baroud, ministre de l'Intérieur, pour étudier la possibilité de fonder une association qui fédèrerait les efforts de tous les organismes de dialogue islamo-chrétien qui trouvent dans la Sainte Vierge une mère qui rassemble et unit.
- Mardi 10 mars : réunion avec le Président de la Municipalité de Beyrouth qui a accordé à la commission une parcelle de terre sur la Place du Musée National pour en faire un monument et un jardin de rencontre autour de Marie.
Les médias ont suivi l'événement de près
En plus de la diffusion en direct de l'événement du 25 mars, Télé Lumière a interviewé le Secrétaire Général avant et après l'événement, assurant ainsi une couverture conséquente. Par ailleurs, le P. Joseph Mouannès a consacré à cette rencontre, le jour même, une importante émission diffusée sur les écrans de Télé Liban. Quant à Radio Liban, sa contribution a été apportée à travers l'émission de Liliane Andraos qui a interviewé, elle aussi, M. Khoury. Ceci sans parler de l'importante couverture dans la presse locale francophone et arabophone. Des articles ont même paru en France dans Le Figaro, La Croix et Le Journal de la paix.