Parlement des étudiants

L’USJ organise sa 13ème édition du parlement des étudiants auquel participent cette année dix de nos élèves de première : Nabih Moubarak (1.1), Mario Aoun (1.2), Jean-Marie Asmar (1.3), Jihad Doumit (1.4), Laura-Michelle Tawk (1.5), Henry Rafie (1.5), Pierre Nassar (1.6), Céline Souaiby (1.7), Kamal Sammouri (1.ES1), Maria Chahine (1.H).

Le but de ce projet est d’initier nos jeunes aux pratiques démocratiques et de les impliquer dans la vie parlementaire du Liban. Ils sont invités à travailler sur quatre projets de lois concernant l’abolition du confessionnalisme politique, la question des réfugiés, le mariage civil et l’extraction des ressources pétrolières en Méditerranée. Ces projets de loi seront par la suite présentés au vrai parlement libanais par une délégation formée des coordonnateurs du projet et de quelques étudiants.

Tous les élèves qui participent à ce projet ont acquis, par leur sélection, le statut de députés. Reste à former le gouvernement dont la mise en place doit être annoncée bientôt. Pour devenir ministres, nos élèves ont besoin de vous ! Votez pour eux, en suivant les liens ci-dessous :

Lettre importante du Père Recteur adressée à tous les parents du CNDJ et du CSG

[en version pdf 673kb]   [النشرة : رئيس مدرسة الجمهور:اليسوعيون يطرحون سؤالا جديا حول المحافظة على المدرسة]
 

Le Père Recteur
JR/3849/17

Jamhour, le 1er décembre 2017

Chers parents,

J’ai longtemps attendu avant de vous écrire cette lettre pendant cette année de crise qui traverse tout le secteur scolaire privé au Liban. Après plus de quatre mois de négociations et de contacts menés à tous les niveaux, aidé par plusieurs d’entre vous et beaucoup d’amis du Collège, je livre le diagnostic suivant :

La manière brutale et irréfléchie de nous imposer une augmentation drastique au mois d’août[1]a constitué une agression sans précédent contre les écoles privées et a laissé ces écoles dans la tourmente. Les responsables politiques ont très mal géré ce dossier et n’ont pas pris en compte les intérêts élémentaires de l’ensemble de la population. D’un côté, ils ont voté hâtivement la loi 46 sans prévoir ses conséquences désastreuses sur les parents d’élèves, de l’autre, ils ont laissé le champ libre au syndicat des enseignants d’interpréter la loi à sa manière et de paralyser les écoles par une série de grèves pour accélérer le paiement de l’augmentation. À travers les médias, une guerre sans précédent a été livrée contre les écoles catholiques, faisant porter à ces écoles la responsabilité de tous les maux du pays… À entendre les médias parler du dossier scolaire, on croirait que les écoles catholiques sont responsables de la crise économique, du déplacement des Libanais et de toutes sortes de maux financiers du pays. Il s’est avéré que le premier souci de nos responsables politiques était la victoire aux prochaines élections législatives où les professeurs exerceraient, d’après eux, une grande influence. Selon leurs calculs politiques, les parents d’élèves, dont le nombre dépasse au moins dix fois l’ensemble du corps professoral, n’auraient aucune influence réelle sur ces fameuses élections ! Je peux témoigner et dire que nous n’avons trouvé aucun député ou responsable pour nous aider vraiment à traverser la crise… Beaucoup de promesses nous ont été faites ; aucune action réelle n’a été entreprise ! Le secteur privé au Liban a été livré à lui-même… comme si nous n’avions pas de responsables politiques capables de défendre la noble mission de l’éducation au Liban. Ils sont incapables de voir les effets historiques irréversibles sur la qualité de l’éducation et sur la population qui en profitera.

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