Le Père Recteur

Lettre du P.Recteur : La Parade en Terminale

Le Père Recteur
JR / 3895 / 18

Jamhour, le 16 avril 2018

À l’attention des parents des élèves du Collège Notre-Dame de Jamhour

Chers parents,

Je vous écris cette lettre pour vous faire part de la décision du Collège concernant une pratique qui date depuis plusieurs années en Terminale et que l’on a pris l’habitude d’appeler, au cours de ces dernières années, « la parade ». Vendredi dernier, 13 avril 2018, les classes de Terminale ont organisé leur parade au Collège pour marquer la fin de leurs cours en Terminale et la fin de leur parcours scolaire.

Comme vous le savez, l’école n’a jamais été très chaude pour cette pratique ; elle l’a tolérée dans les années dernières afin de canaliser la tendance excessive des élèves au débordement en fin de Terminale. Le constat que nous avons fait cette année, c’est que cette formule n’a plus sa raison d’être ; elle a atteint une limite que nous ne pouvons plus tolérer. Le Collège dit clairement aujourd’hui qu’il est incapable de gérer une telle entreprise. Dorénavant, nous ne voulons plus cautionner ce genre de débordement au sein de notre établissement, quel que soit le prix d’une telle décision !

Chers parents, nous n’avons plus les moyens de gérer de grandes masses complètement déchaînées sans recourir aux forces officielles de l’ordre, ce qui ne serait pas très élégant ni pour les élèves ni pour le Collège. Même les Scouts du Collège ont été débordés par une organisation qui les a complètement dépassés et par les exactions d’élèves qui n’ont tenu compte ni des petits ni des grands. De plus, les sommes d’argent récoltées auprès de tous les élèves du Collège (!) et dilapidées pour financer une telle activité auraient pu être dépensées pour des activités plus productives et moins nocives. Et le nettoyage du Collège, à qui donc cette tâche incombera-t-elle ? À quel prix ? Pourquoi ? Est-ce juste d’imposer une telle tâche aux femmes de ménage et aux employés étrangers ? Est-ce vraiment l’éducation que l’on veut promouvoir et dont on peut être fier ? Il y a là quelque chose de fondamental à reconsidérer !

Lettre du P.Recteur : Scolarité du troisième trimestre

Le Père Recteur
JR / 3893 / 18

Jamhour, le 10 avril 2018

Aux Parents des élèves au Collège Notre-Dame de Jamhour et au Collège Saint-Grégoire

Chers Parents,

Nous vous envoyons la facture du troisième versement de la scolarité de vos enfants pour cette année 2017-2018. Comme convenu avec le comité des parents, ce troisième versement[1] est constitué de 25 % de la scolarité de l’année dernière 2016-2017 et de la moyenne des augmentations pour cette année 2017-2018, qui s’élève à 676.000 L.L. par élève pour le CNDJ et à 670.000 L.L. pour le CSG. Cette augmentation, prévue par la loi 46/2017, ne concerne que l’augmentation du salaire de base des enseignants. Quant à l’augmentation prévue pour les 6 échelons exceptionnels[2], elle sera reportée pour l’année ou les années à venir ! Tout dépendra de la modalité de paiement que le Ministère ou le gouvernement préconisera !

Comme vous le savez, nous attendons depuis le mois de septembre 2017 une solution à ce problème que l’État libanais a créé pour tout le monde ! Jusqu’à la date d’aujourd’hui, la solution ne semble pas à portée de main. En débattant, le 29 mars dernier, du budget de l’année 2018, les députés ont refusé, pour la deuxième fois, la proposition du Premier Ministre de séparer les deux législations, celle du privé et celle du public. Cela veut pratiquement dire que nous serons toujours condamnés à payer ce qu’un tiers décide pour nous, à savoir l’État libanais, sans que ce tiers n’assume vraiment les conséquences de ses décisions. Cela va clairement à l’encontre de la lettre et de l’esprit de la Constitution libanaise qui défend, dans l’article 10[3], la liberté de l’éducation au Liban. Quelle liberté nous reste-t-il si l’État intervient, à temps et à contretemps, dans le secteur privé ?! Oubliant ou faisant la sourde oreille à l’appel de toutes les institutions privées et des hautes instances religieuses, les députés – nos élus – ont cru soutenir les enseignants du Liban contre les institutions privées. Les parents d’élèves et les établissements privés auront, en fin de compte, à payer les augmentations qu’ils n’ont jamais décidées. Comment des députés, qui cherchent à se faire réélire le 6 mai 2018, votent une loi contre les intérêts de la majorité de leur électorat, à savoir contre les parents d’élèves, dont le nombre constitue dix fois plus que celui des enseignants du Liban ? Voilà un paradoxe propre à notre pays et à notre culture politique !

À toute la communauté du Collège : l'incident du vendredi soir 2 mars 2018

Le Père Recteur
JR/3883/18

Jamhour, le 07 mars 2018

À toute la communauté du Collège Notre-Dame de Jamhour

Objet : l'incident du vendredi soir 2 mars 2018 (fichier en pdf 115kb)

 

Chers élèves, chers parents et chers enseignants,

Notre communauté reste très secouée et profondément attristée par ce qui s'est passé la nuit du vendredi 2 mars 2018 entre des élèves du Collège. Ce que nous avons vu et entendu constitue une première dans la vie du Collège qui ne peut être ni tolérée ni admise, car cette première est bien mauvaise ! Aucune complaisance ou justification ne saurait être acceptée. La manière avec laquelle notre élève Karl Knaider a été battu, cet acharnement aveugle contre un de nos élèves est injustifiable et inexcusable!

Notre communauté ne peut tolérer des élèves dont le comportement a atteint un degré de méchanceté sans précédent dans l'histoire du Collège. Pour cette raison, nous avons pris les décisions nécessaires à l’égard des élèves qui ont commis ces exactions et nous en prendrons d'autres à l’égard de tout élève ou de toute personne qui agirait contre les valeurs fondamentales du Collège et contre l’esprit de camaraderie qui a toujours distingué les membres de notre communauté. La décision est nette : il n’y a pas de place à la délinquance parmi nous !

Ce qui s'est passé n'est pas un objet dont nous pouvons être fiers ! Cependant nous sommes tous invités à réfléchir sur cet incident grave et à en tirer les leçons nécessaires à notre vivre ensemble.

Le Père Recteur Charbel Batour S.J. invité du programme « The Morning Show » sur Télé Lumière

Le Père Recteur Charbel Batour S.J. invité du programme « The Morning Show » sur Télé Lumière, le lundi 5 février 2018. Des questions sur l’actualité scolaire et éducative sont abordées ainsi que les difficultés en lien avec l’application de la loi 46/2017.

الأب الرئيس شربل باتور اليسوعيّ ضيف محطة تيلي لوميار مباشرةً على الهواء يوم الإثنين الواقع في 5 شباط 2018 ضمن برنامج "ذا مورنيغ شو". والذي تناول فيه شؤون مدرسيّة وتربويّة ومسائل عدة تتعلّق بصعوبات وتحديات القانون 46/2017.

Video : https://youtu.be/cEU3TX93lNQ

Parents : Lettre adressée aux parents

Ref: 18/3

Jamhour, le 29 janvier 2018

Chers Parents,

Le Ministère de l’Éducation Nationale a émis la directive no. 63/m/2018, datée du 22/1/2018, qui accorde un nouveau délai aux écoles privées pour la soumission du budget scolaire.
Ce délai, permettrait, comme l’a promis Le Président de la République la tenue d’une réunion spéciale du Conseil des Ministres, dans le but  de trouver des solutions favorables à toutes les parties concernées (Parents, Écoles et Enseignants).
Dans le souci de servir au mieux l’intérêt de tous, et dans l’attente d’une nouvelle proposition du Gouvernement, le Comité des Parents, en accord avec le Collège, a décidé de suspendre la signature du Budget du Collège, tout en respectant le nouveau délai prorogé, jusqu’au 28 février 2018.

Pour le moment, les scolarités du deuxième trimestre, qui vous parviendront prochainement, seront basées strictement sur celles de l’année dernière, en espérant qu’une subvention de l’État puisse financer ainsi totalement ou partiellement la majoration induite par la loi 46.

رئيس مدرسة الجمهور:اليسوعيون يطرحون سؤالا جديا حول المحافظة على المدرسة

(النشرة : الثلاثاء 05 كانون الأول 2017 - www.elnashra.com/news/show/1158752)

Lettre importante du Père Recteur adressée à tous les parents du CNDJ et du CSG

[en version pdf 673kb]   [النشرة : رئيس مدرسة الجمهور:اليسوعيون يطرحون سؤالا جديا حول المحافظة على المدرسة]
 

Le Père Recteur
JR/3849/17

Jamhour, le 1er décembre 2017

Chers parents,

J’ai longtemps attendu avant de vous écrire cette lettre pendant cette année de crise qui traverse tout le secteur scolaire privé au Liban. Après plus de quatre mois de négociations et de contacts menés à tous les niveaux, aidé par plusieurs d’entre vous et beaucoup d’amis du Collège, je livre le diagnostic suivant :

La manière brutale et irréfléchie de nous imposer une augmentation drastique au mois d’août[1]a constitué une agression sans précédent contre les écoles privées et a laissé ces écoles dans la tourmente. Les responsables politiques ont très mal géré ce dossier et n’ont pas pris en compte les intérêts élémentaires de l’ensemble de la population. D’un côté, ils ont voté hâtivement la loi 46 sans prévoir ses conséquences désastreuses sur les parents d’élèves, de l’autre, ils ont laissé le champ libre au syndicat des enseignants d’interpréter la loi à sa manière et de paralyser les écoles par une série de grèves pour accélérer le paiement de l’augmentation. À travers les médias, une guerre sans précédent a été livrée contre les écoles catholiques, faisant porter à ces écoles la responsabilité de tous les maux du pays… À entendre les médias parler du dossier scolaire, on croirait que les écoles catholiques sont responsables de la crise économique, du déplacement des Libanais et de toutes sortes de maux financiers du pays. Il s’est avéré que le premier souci de nos responsables politiques était la victoire aux prochaines élections législatives où les professeurs exerceraient, d’après eux, une grande influence. Selon leurs calculs politiques, les parents d’élèves, dont le nombre dépasse au moins dix fois l’ensemble du corps professoral, n’auraient aucune influence réelle sur ces fameuses élections ! Je peux témoigner et dire que nous n’avons trouvé aucun député ou responsable pour nous aider vraiment à traverser la crise… Beaucoup de promesses nous ont été faites ; aucune action réelle n’a été entreprise ! Le secteur privé au Liban a été livré à lui-même… comme si nous n’avions pas de responsables politiques capables de défendre la noble mission de l’éducation au Liban. Ils sont incapables de voir les effets historiques irréversibles sur la qualité de l’éducation et sur la population qui en profitera.

Thème de l'année

Thème de l’année 2017-2018

Le silence et l’écoute à l’origine du travail scolaire

Constituant un aspect important du vivre-ensemble, la communication a retenu notre attention au cours de l’année scolaire 2016-2017. Nous avons mis l’accent sur la parole comme le moyen privilégié de cette communication, non seulement dans le milieu scolaire mais dans la vie tout court. Nous avons découvert l’importance d’une parole franche entre nous et nous avons mis en valeur le dialogue entre les différents partenaires de l’école : éducateurs, élèves et parents d’élèves. Était-ce suffisant ? Certainement pas.

En fait, malgré tous les efforts déployés pour améliorer la qualité de la communication à l’école, nous avons bien conscience que ces efforts demandent du temps pour porter des fruits. La parole échangée entre nous s’inscrit toujours dans le temps et l’espace d’une relation humaine et seul le temps peut la faire fructifier. Pour toutes ces raisons, nous poursuivrons cette année nos efforts pour améliorer la qualité de la communication au sein de notre établissement en mettant l’accent sur un autre aspect de la communication, à savoir l’écoute et le silence.

Si la parole est le médium nécessaire à toute communication humaine véritable, cette parole ne se réduit guère à un ensemble de mots ou de gestes échangés entre les personnes. Elle est d’abord une prédisposition innée, une ouverture fondamentale, à l’écoute qui est le fondement réel de toute communication humaine. La parole est sonore mais elle est d’abord silence et écoute. L’écoute dans le silence est le berceau de notre humanité. Tout commence par l’écoute et c’est le silence qui donne sens et profondeur à tout mot dit ou geste échangé. Cette expérience fondamentale marque notre vie humaine dès sa racine.

Thème de l’année 2016-2017

Thème de l’année 2016-2017

Parler pour vivre, ou vivre pour parler

L’année passée, nous avons pris le temps de comprendre les conditions d’un « vivre ensemble » sain dans notre communauté scolaire. Ce temps nous a permis de découvrir l’importance de la qualité de la communication, d’un dialogue sincère et d’une parole simple et claire entre nous. En cette année 2016-2017, nous allons mettre l’accent sur ces trois dimensions qui n’en font qu’une, à savoir la dimension de la Parole.

Thème de l’année 2015-2016

Thème de l’année 2015-2016

 

Vivre ensemble

Pourquoi insister sur le thème du « vivre ensemble » pendant une année scolaire ? Est-il possible de vivre autrement ? A-t-on un autre choix ? Certainement non. Pour les humains que nous sommes nous ne pouvons envisager notre vie qu’ensemble. En famille, à l’école, en société c’est toujours avec les autres que nous découvrons la vie et que nous la vivons avec ses joies et ses peines.