Sélectionné pour vous

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L'Orient-Le Jour : Internet perd sa majuscule

La Seize - OLJ - 01/06/2016

C'est à partir d'aujourd'hui, mercredi 1er juin, que le bouleversement aura lieu : le Stylebook de l'agence Associated Press, bible grammaticale, orthotypographique et linguistique pour la presse anglo-saxonne, sort son édition 2016, dans laquelle le mot Internet perd sa majuscule et, pour certains, ses titres de noblesse. Un événement important puisque l'écriture exacte d'un nom propre, sa définition et son utilisation, décidées par l'agence de presse, deviennent la norme journalistique qui va jusqu'à influer sur les dictionnaires.

Agenda culturel : The first Avicenna Award in Medical Sciences goes to a Lebanese researcher

The first Avicenna Award in Medical Sciences goes to a Lebanese researcher
Christiane Ferran, professor at Harvard Medical School from Lebanese origin, has been chosen for the first Avicenna Award in Medical Sciences 2015 at Harvard Arab Weekend 2015.

Agenda culturel - 3/11/2015

The Avicenna Award in Medical Sciences is an honorary award that gives recognition to exceptional and innovative achievements of senior Arab/Arab-American scientists and/or physicians in the field of medicine or life sciences, in particular those contributing to scientific developments in medicine.

L'Orient-Le-Jour junior : 100 ans pour le MEJ en feu de joie

100 ans pour le MEJ en feu de joie
Stéphanie Jabre | 01/10/2015
 

30 Questions à Poser à Votre Enfant à la Place de "Comment s'est Passée Ta Journée ?"

Quand je récupère mon fils à la sortie de l’école, le jour de la rentrée, je pose systématiquement la même question : « alors comment s’est passée ta journée ». Et j’obtiens toujours la même réponse : « bien ». Allez quoi, c’est le 1er jour d’école, et c’est tout ce que tu me racontes !

Le deuxième jour, même question. Et là, il m’a répondu : « il n’y a pas trop d’imbéciles ». Super… Je suppose que le problème vient de moi. Cette question ne l’inspire pas beaucoup. Elle est trop large, indéterminée et pas franchement intéressante. J’ai donc pensé à quelques alternatives et j’ai préparé une liste de questions auxquelles mon fils pourrait répondre d’un simple mot… ou même d’un grognement.

En réalité, il a même réfléchi pendant au moins 30 min avant de répondre à la question 8 !

L'Orient-Le-Jour : Ce ne sera pas un adieu

OLJ - Nos Lecteurs ont la Parole - 03/10/2015
Eulalie SERHAL (SV3 - Promo 2016)

On dit qu'on ne peut apprécier la valeur d'une chose qu'après l'avoir perdue. C'est donc en m'informant sur les formalités d'émigration à l'étranger pour étudiants que je réalise combien tu comptes pour moi. Non petit cèdre, ce ne sera pas un inconsolable adieu d'ici à la fin de mon année scolaire. Je ne partirai jamais en emmenant ton image et le souffle d'un pays en détresse une fois mon baccalauréat terminé. Quitte à finir asphyxiée d'odeurs nauséabondes et d'innombrables injustices chaque matin, je resterai auprès de toi ainsi qu'au chevet de mon pays qui a tant besoin de moi.

L'Orient-Le-Jour : Dans les écoles libanaises, le français ou l’anglais ?

Interviews croisées

Propos recueillis par Anne-Marie el-Hage | OLJ - 03/08/2015

Au terme de leur mission au Liban, les deux ambassadeurs de France, Patrice Paoli, et de Grande-Bretagne, Tom Fletcher, ont répondu aux questions de « L'Orient-Le Jour» sur l'évolution du français et de l'anglais dans le système éducatif libanais, et sur le rôle de leurs pays respectifs en ce sens. Malgré une tendance à la baisse, la francophonie a encore de beaux jours devant elle dans le système éducatif libanais, vu la réputation d'exigence de l'enseignement français. Preuve en est, la majorité des élèves du pays sont scolarisés dans les filières francophones. Mais il n'en reste pas moins que l'anglais, réputé pour être plus facile et pour être la langue de l'Internet, se taille désormais une place de choix dans l'éducation au Liban. À tel point que pour la première année, davantage d'élèves présentent leurs examens officiels en anglais plutôt qu'en français. Interviews croisées des deux ambassadeurs, quelques jours avant leur départ.

Jonas, le prophète de miséricorde

Lire la Bible - Revue N°33 - Janvier 2015

Tout le monde connaît l’histoire de Jonas, que la liturgie nous rappelle chaque mercredi de la première semaine de Carême, un bref récit plein d’humour et de sagesse qui porte sa leçon d’universalisme et de miséricorde jusqu’à nous.

Jonas est envoyé par le Seigneur Yahvé à Ninive, capitale de l’Assyrie, l’ennemie héréditaire d’Israël, pour l’appeler à la conversion. Mais Jonas se met à fuir pour Tarsis, la ville du bout du monde où la Parole de Dieu n’arrive pas. Son navire est pris par la tempête, et les matelots, saisis d’une grande crainte en découvrant sa fuite, le jettent par-dessus bord. Englouti dans le ventre d'un grand poisson, il est rejeté sur le rivage le troisième jour.

Alors, il se lève et traverse Ninive, la ville immensément grande, en clamant : « Encore quarante jours et Ninive sera détruite. » Devant la conversion de ses habitants, Jonas est dépité et se plaint amèrement à Dieu de s'être repenti du malheur dont il les avait menacés.

Ce que l’on connaît moins, c’est le contexte historique de ce récit.

Boris Cyrulnik : « Peu d’enseignants ont conscience de leur impact affectif sur les enfants »

Boris Cyrulnik est le ‘psy’ le plus célèbre et le plus apprécié de France. Alors que les réformes du collège et des programmes alimentent les débats, il nous livre son diagnostic sur l’école.
8 juin 2015
Olivier Van Caemerbèke


Vous avez cosigné une tribune du Monde intitulée « Contre l’école inégalitaire, vive le collège du XXIe siècle ». Qu’est-ce qui vous a motivé à entrer dans le débat autour de la réforme du collège ?
C’est le constat que l’école a perdu sa capacité d’intégration : intégration des enfants des classes sociales défavorisées et intégration des enfants issus de l’immigration. Dans ma génération, seuls 3% des enfants faisaient des études supérieures, mais lorsque j’étudiais la médecine, il y avait plus de 10% d’enfants « pauvres  », contre moins de 2% actuellement.

Enseignants : "Le travail invisible ne peut donner lieu à une reconnaissance"

Le Point - Publié le 15/05/2015 à 11:19    
 Par Laureline Dupont

Pour la sociologue Françoise Lantheaume, plus de la moitié du travail fourni par les profs passe inaperçu. Une invisibilité dont souffre la profession.

Le Point : Vous êtes, avec Christophe Hélou, l'auteur d'un livre, La Souffrance des enseignants, sous-titré Une sociologie pragmatique du travail enseignant. Est-ce que l'absence de reconnaissance du véritable temps de travail fourni par les professeurs fait partie des causes de cette souffrance ?

Françoise Lantheaume : Vous supposez - à juste titre - que l'un des problèmes du travail invisible, c'est qu'il ne peut pas donner lieu à une reconnaissance. En effet, il s'agit là de l'une des difficultés majeures du travail enseignant. Or on sait bien que l'une des sources de la souffrance des enseignants c'est la faiblesse de la reconnaissance de leur travail, particulièrement par leur hiérarchie et par leurs pairs. Dans ces conditions, les enseignants ont tendance à se reposer beaucoup sur la reconnaissance des élèves, mais elle est aléatoire car les élèves ne sont pas toujours en mesure d'apprécier leur programmation didactique, le choix de leurs outils pédagogiques, de leurs critères d'évaluation, etc.

“On ne peut pas enseigner sans passion ! (Pape François)

14 mars 2015, discours du pape François aux membres de l’Union catholique italienne des enseignants, dirigeants, éducateurs et formateurs (Uciim)

Chers collègues,

Permettez-moi de vous appeler ainsi, car moi aussi j’ai été enseignant comme vous et je conserve un beau souvenir des journées passées en salle de classe avec les élèves. Je vous salue cordialement et je remercie le président de ses paroles courtoises.

Enseigner est un très beau travail. Il est dommage que les enseignants soient mal payés. Car ils ne dépensent pas seulement leur temps pour tenir des leçons, mais ils doivent se préparer, ensuite ils doivent penser à chacun des élèves : comment les aider à aller de l’avant. N’est-ce pas ? C’est une injustice. Je pense à mon pays, qui est celui que je connais : les pauvres, pour avoir un salaire qui soit plus ou moins suffisant, ils doivent remplir deux postes ! Mais comment un professeur se sent-il après avoir fait un double travail ? C’est un travail mal payé, mais très beau, parce qu’il permet de voir grandir, jour après jour, les personnes qui sont confiées à nos soins. C’est un peu comme être parents, tout au moins spirituellement. C’est aussi une grande responsabilité !

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